
Carnets d'inspiration
Cinq archipels, 118 îles, autant de rythmes différents. Bien choisir ses îles compte autant que bien choisir son hôtel.
Quand partir
De mai à octobre
Durée idéale
18 à 20 jours
Budget conseillé
À partir de 6 000 € / pers.
Pour qui ?
Voyages de noces, amoureux des lagons et des îles
La Polynésie française n'est pas une destination, c'est cinq archipels et 118 îles, chacune avec son propre paysage, son propre rythme, sa propre lumière. C'est précisément ce qui rend cette destination aussi enthousiasmante que délicate à organiser seul : bien choisir ses îles compte autant que bien choisir son hôtel.
Première chose à savoir : on ne relie pas les îles polynésiennes comme on relierait des villes européennes. Les liaisons se font presque exclusivement en avion, via des vols intérieurs organisés autour de Tahiti, qui sert de hub central. Beaucoup d'îles ne sont pas reliées directement entre elles : pour aller de Bora Bora à Rangiroa, par exemple, il faut souvent repasser par Tahiti. Des pass aériens existent pour combiner plusieurs îles à moindre coût, mais leur construction demande une vraie logique d'itinéraire, sous peine de perdre plusieurs demi-journées en correspondances évitables.
C'est un point que l'on sous-estime souvent en préparant seul un voyage en Polynésie : le nombre d'îles visitées compte moins que la cohérence du parcours entre elles.
« En Polynésie, la difficulté n'est pas de trouver la beauté. C'est de choisir laquelle habiter. »


L'archipel de la Société, le plus connu et le plus accessible, regroupe Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahine, Tahaa et Maupiti. C'est ici que se concentrent la plupart des lagons emblématiques et des grands hôtels. Moorea, à vingt minutes de bateau de Tahiti, est souvent la première vraie rencontre avec la Polynésie : montagnes plongeant dans le lagon, plantations d'ananas, rythme qui ralentit immédiatement. Huahine et Tahaa restent plus confidentielles, avec une vie locale plus présente et moins de structures hôtelières, pour des voyageurs qui cherchent un visage plus authentique de la Société. Maupiti, souvent décrite comme « le petit Bora Bora d'avant le tourisme », séduit par son lagon quasi intact et l'absence de grands complexes hôteliers. Plus au large, Tetiaroa change complètement de registre. L'atoll privé de l'ancienne famille royale tahitienne, aujourd'hui accessible via un unique hôtel, propose une expérience à part : peu de visiteurs, un rapport très différent au temps et à l'isolement. Nous en parlons plus en détail dans notre article sur Le Brando.
Les Tuamotu changent complètement de registre : des atolls plats, coralliens, construits autour de lagons fermés propices à la plongée et au snorkeling. Rangiroa, l'un des plus grands atolls au monde, en est le représentant le plus connu. Plus au large, des îles comme Makatea, ancienne île d'exploitation minière aujourd'hui presque déserte, attirent les voyageurs en quête de quelque chose de vraiment différent, loin des sentiers battus.
Les Marquises, enfin, n'ont ni lagon ni sable blanc : reliefs volcaniques spectaculaires, vallées profondes, culture polynésienne très marquée. C'est un archipel à part, qui demande du temps (compter au minimum six jours sur place pour que le déplacement en vaille la peine) et qui s'adresse aux voyageurs curieux davantage qu'aux amateurs de farniente. On s'y sent véritablement au bout du monde.
Bora Bora fait partie de ces destinations qu'on entend parfois déconseiller, souvent par des voyageurs qui n'y sont jamais allés : trop d'hôtels, trop touristique, trop vu. Notre avis diffère, et nous préférons toujours qu'un voyageur se fasse sa propre opinion plutôt que de suivre une réputation. Le lagon de Bora Bora reste l'un des plus beaux de toute la Polynésie, et il est tout à fait possible de s'y sentir isolé, en choisissant le bon hôtel et le bon côté du lagon. La réputation de l'île dit souvent plus sur l'expérience de ceux qui la racontent que sur l'île elle-même.



C'est l'une des destinations les plus romantiques qui soient pour un voyage de noces, et sans doute l'une des plus demandées pour cette occasion. Mais au-delà de la lune de miel, ce qui varie surtout d'un voyageur à l'autre, c'est la sélection d'îles : lagon ou relief, grand hôtel ou adresse confidentielle, dix jours confortables dans deux îles de la Société ou une expédition plus longue jusqu'aux Marquises. C'est exactement le type d'arbitrage qu'un travel planner qui connaît bien la destination permet de trancher en amont, plutôt que de le découvrir une fois sur place.

La Polynésie récompense ceux qui prennent le temps de bien choisir leurs îles, et de bien penser la logistique qui les relie, plutôt que de vouloir tout voir. Un archipel à composer, pas à cocher.



« Bien choisir ses îles compte autant que bien choisir son hôtel. »
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