
Carnets d'inspiration
Suivre les troupeaux à travers les plaines du Serengeti, puis prolonger le voyage sur le sable blanc de Zanzibar.
Quand partir
De janvier à mars, puis juillet-septembre
Durée idéale
10 à 14 jours
Budget conseillé
8 000 € à 14 000 € / pers.
Pour qui ?
Amoureux du grand large et des grandes émotions
La grande migration n'est pas un événement ponctuel mais un mouvement continu : chaque année, plus d'un million de gnous et environ deux cent mille zèbres parcourent dans le sens des aiguilles d'une montre les vingt-cinq mille kilomètres carrés que forment ensemble le Serengeti, le Ngorongoro et le Masai Mara kenyan, guidés uniquement par les pluies et la recherche de pâturages.
Entre décembre et mars, les troupeaux se rassemblent dans la région de Ndutu, à la frontière du Serengeti et de l'aire de conservation du Ngorongoro. C'est la période des naissances : plus de cinq cent mille gnous y voient le jour en quelques semaines à peine, ce qui attire aussi, immanquablement, la plus forte concentration de prédateurs de la saison.
Ce qui distingue vraiment la grande migration de la plupart des grands spectacles naturels, c'est qu'elle refuse obstinément de se laisser mettre en scène. Personne, pas même les guides les plus expérimentés, ne peut garantir l'endroit ni l'instant exact d'une traversée. Ce sont les pluies qui décident, jamais les voyageurs. C'est précisément cette part d'incertitude qui rend le spectacle réel plutôt que reconstitué.
« Personne ne peut garantir l'endroit ni l'instant, et c'est exactement ce qui rend le spectacle réel. »


Entre juillet et septembre, les troupeaux atteignent la rivière Mara, dernier obstacle avant les pâturages kenyans. C'est l'étape la plus spectaculaire de tout le cycle : les animaux s'amassent parfois plusieurs heures sur la berge avant de se lancer dans une traversée où les attendent les crocodiles du fleuve.
Au-delà de la migration, la zone de conservation du Ngorongoro abrite le plus grand cratère volcanique intact et non submergé au monde : environ vingt kilomètres de diamètre, des parois qui s'élèvent par endroits à plus de six cents mètres, et l'une des plus fortes densités de faune sauvage d'Afrique de l'Est, lions compris.



Le parc du Tarangire, avec ses baobabs parfois millénaires, et les paysages volcaniques du nord complètent naturellement le voyage. Après une semaine de safari, nous prolongeons souvent le séjour à Zanzibar, dans une villa privée ouverte sur l'océan Indien : quelques jours de plage et de calme pour atterrir en douceur avant le retour.
Il faut être honnête sur ce qu'implique ce type de voyage. Rien ne garantit d'assister à une traversée précise de la Mara le jour de votre passage, les probabilités restent minces même en pleine saison. Le trajet suppose souvent plusieurs vols intérieurs en petit avion entre les camps, des levers avant l'aube, et une préparation médicale sérieuse, la région étant classée en zone impaludée. Ce n'est ni le safari le plus simple à organiser, ni le moins engageant physiquement.
Et c'est exactement pour cette raison que nous continuons à l'organiser. Un documentaire animalier vous montre toujours le bon angle, au bon moment, parce que quelqu'un a attendu des semaines pour l'obtenir. Un safari ne vous offre aucune de ces garanties, et c'est ce qui en fait une expérience plutôt qu'un spectacle. On ne regarde pas la grande migration. On la traverse, sans savoir à l'avance ce qu'elle nous montrera.

« On ne regarde pas la grande migration. On la traverse, sans savoir à l'avance ce qu'elle nous montrera. »
— Imaginer votre voyage